Bienvenue à l’aéroport de Bamako Sénou ; Il fait actuellement 72 °C, il est 21h35. Nous vous souhaitons un trés bon sé-four !! heum…séjour ! Après deux jours de transit, transie par le froid de Paris (Ah ! le charme des giboulée de mars !!!), je chemine, je vole, j’arrive à Bamako-Mali.
Je sens que mon corps commence à fatiguer des changements de températures, d’odeurs, d’air, de nourritures, d’heure GMT. La chaleur écrasante du Mali (c’est la saison chaude) pourrait bien m’achever.
Je décide donc de m’adapter au rythme et régime imposés par le climat : à savoir beaucoup d’eau (le soir une petite bière est la solution fraîcheur !!Effet Kiss cool assuré !), ne surtout pas se presser (tranqui, tranqui !), et faire une sieste pour toutes activités. Exemple : se lever, une sieste, lire, une sieste, déjeuner, une sieste, rencontrer un danseur et discuter – une sieste- sortir écouter un concert de Reggae – une sieste- etc.…jusqu’à la nuit que je passe, les premiers jours, sur la terrasse de virginie Seguinaud, à la belle étoile, sous une moustiquaire : un vrai coin de paradis. Je me réveille chaque matin avec le lever du soleil et l’appel du Muazzin.
J’ai pu rencontrer Kettly Noël dans son école de Donko Seko. Nous avons discuté un peu des échanges que nous allons faire dans les jours qui suivent. Je doit filmer et interviewer des danseurs demain dans son école.
Me voilà de nouveau confrontée au déplacement dans la ville, Bamako ressemblant à un énorme embouteillage. Quoi prendre, bus, taxi, cheval ?? et comment arriver où je veux sans savoir exactement le nom des quartiers, des rues etc.…Accrochée à de bonnes tongs de marche, je tourne et déboule (et pour l’instant j’arrive aux bons endroits, même si je mets trois fois plus de temps qu’un adapté)
Les petits bus, des sotramas, semblent une belle alternative mais ils suivent des chemins précis. L’idéal serait donc de savoir par où ils passent tout en sachant qu’aucun plan du réseau n’existe ! Inch Hallah comme diraient les murs de cette ville. Je verrais au jour le jour !
Depuis Kolkatta, Je commence à aimé les odeurs de ces villes vivantes. L’odeur de la fin du marché, l’odeur de l’humidité la nuit, l’odeur du cinq sur cinq anti-moustique, l’odeur des spécialité cuite, frits, marinées dans la rue, l’odeur de lait caillé, l’odeur de la vie dehors.
(ca c'est pour la petite chanson qui reste dans la tête! Allez bonne journée! )

Je suis amoureuse d'une terre sauvage.
Un sorcier vaudou m'a peint le visage.
Son gri-gri me suit au son des tam-tams,
Parfum de magie sur ma peau blanche de femme.
Africa,
J'ai envie de danser comme toi,
De m'offrir à ta loi,
Africa,
De bouger à me faire mal de toi,
Et d'obéir à ta voix,
Africa.
Je danse pieds-nus sous un soleil rouge.
Les dieux à genoux ont le cœur qui bouge.
Le feu de mon corps devient un rebelle.
Le cri des gourous a déchiré le ciel.
Africa,
J'ai envie de danser comme toi,
De m'offrir à ta loi,
Africa,
De bouger à me faire mal de toi,
Et d'obéir à ta voix,
Africa.
Dangereuse et sensuelle, sous ta pluie sucrée,
Panthère ou gazelle, je me suis couchée.
Au creux de tes griffes, je suis revenue.
À l'ombre des cases, je ferai ma tribu.
Africa,
J'ai envie de danser comme toi,
De m'offrir à ta loi,
Africa,
De bouger à me faire mal de toi,
Et d'obéir à ta voix,
Africa, Africa.
Je suis amoureuse d'une terre sauvage.
Un sorcier vaudou m'a peint le visage.
Son gri-gri me suit au son des tambours,
Parfum de folie, magie de l'amour.
*(5 fois)*
Africa, Africa.
Bien à vous...