L'indispensable musique
Ce vendredi 10 mars, je vais dans un appartement dans le quartier d’hindusthar park (dans l’est de Calcutta) assisté au concert de Kartik Das Bâul (tous les chanteurs de bâul portent leur prénom suivi de Das Bâul) :
Les Bâuls, les fous en bengalî, sont des groupes de musiciens itinérants qui parcourent le Bengale, autrefois en bateau (bâulea), maintenant souvent en train, en chantant des chants religieux, et mendiant pour assurer leur subsistance. En hindî, on les appelle bardaï, mot probablement de la même origine que notre barde.
Ce sont des hindous hérétiques qui ignorent le système des castes et les rituels de toutes sortes. Leur croyance est un assemblage indo-musulman, qui incorpore des aspects venant du soufisme et du bouddhisme et des pratiques issues du yoga et du tantrisme.
Dans leur philosophie, ils refusent la séparation entre les communautés hindoues et musulmanes, la différence entre hommes et femmes. Les Bâuls vénèrent la Divinité qui se trouve seulement dans le temple intérieur de chacun, pour eux le temple ou la mosquée sont des obstacles sur la route de dieu.
Parler des Baul c’est aussi une opportunité pour parler de Tagore, car avant que Rabindranath Tagore ne s'intéresse à eux, les Bâuls ne jouissaient pas d'un grand prestige dans la société bengalîe. Tagore qui avait fait la connaissance de Lalon Fakir - un des plus fameux bâul qui ait jamais existé - a subi l'influence du mouvement dans sa poésie, sa musique et sa pensée, certaines de ses chansons sont considérées comme des œuvres bâuls et dans la plupart de ses pièces, on trouve un personnage bâul.
Quelques infos : Tagore est né et décédé à Calcutta, dans le Bengale occidental en Inde. Il fait ses études à Calcutta et en Angleterre. Il est connu en tant que poète plutôt qu'en tant que philosophe, mais ces deux arts sont rarement éloignés l'un de l'autre dans la civilisation indienne, et une philosophie implicite est présente dans la poésie de Tagore. Il s'intéresse aussi à l'éducation et à la pédagogie et en 1921, il rénove l'université Vishbabharati à Shantiniketan ( à trois heure de voiture à l’ouest de Calcutta) où un enseignement de la culture indienne est dispensé aussi bien à des indiens qu'à des étrangers.Son oeuvre littéraire la plus fameuse est L'offrande lyrique et il est l'auteur des paroles des hymnes nationaux de l’Inde et du Bangladesh. Il est le premier écrivain à recevoir le prix Nobel de littérature en 1913.
"Kali's song" par Tritta, un hommage à la déesse de la destruction kali :
Kali est la représentation la plus terrifiante du panthéon hindou. Elle a les yeux et la langue rouges et la peau noire. Lors de la bataille contre Raktabija, elle se servit de sa langue pour empêcher le sang du démon de tomber au sol. Mais cela l'empoisonna et elle devint folle. Elle dansa frénétiquement, excitée par la chair des cadavres sous ses pieds, mettant en péril l'équilibre du monde. Pour l'apaiser, Shiva se coucha sous ses pieds, ce qui arrêta la danse destructrice. Elle est représentée avec plusieurs bras, la langue pendante et le cou ceint d'une guirlande de crânes. Au début du siècle, une secte sanguinaire, les Thugs, pratiquait encore des sacrifices humains pour ses dévotions à la déesse sanguinaire.

Concert d'oiseaux:
Les Bâuls, les fous en bengalî, sont des groupes de musiciens itinérants qui parcourent le Bengale, autrefois en bateau (bâulea), maintenant souvent en train, en chantant des chants religieux, et mendiant pour assurer leur subsistance. En hindî, on les appelle bardaï, mot probablement de la même origine que notre barde.
Ce sont des hindous hérétiques qui ignorent le système des castes et les rituels de toutes sortes. Leur croyance est un assemblage indo-musulman, qui incorpore des aspects venant du soufisme et du bouddhisme et des pratiques issues du yoga et du tantrisme.
Dans leur philosophie, ils refusent la séparation entre les communautés hindoues et musulmanes, la différence entre hommes et femmes. Les Bâuls vénèrent la Divinité qui se trouve seulement dans le temple intérieur de chacun, pour eux le temple ou la mosquée sont des obstacles sur la route de dieu.
Parler des Baul c’est aussi une opportunité pour parler de Tagore, car avant que Rabindranath Tagore ne s'intéresse à eux, les Bâuls ne jouissaient pas d'un grand prestige dans la société bengalîe. Tagore qui avait fait la connaissance de Lalon Fakir - un des plus fameux bâul qui ait jamais existé - a subi l'influence du mouvement dans sa poésie, sa musique et sa pensée, certaines de ses chansons sont considérées comme des œuvres bâuls et dans la plupart de ses pièces, on trouve un personnage bâul.
Quelques infos : Tagore est né et décédé à Calcutta, dans le Bengale occidental en Inde. Il fait ses études à Calcutta et en Angleterre. Il est connu en tant que poète plutôt qu'en tant que philosophe, mais ces deux arts sont rarement éloignés l'un de l'autre dans la civilisation indienne, et une philosophie implicite est présente dans la poésie de Tagore. Il s'intéresse aussi à l'éducation et à la pédagogie et en 1921, il rénove l'université Vishbabharati à Shantiniketan ( à trois heure de voiture à l’ouest de Calcutta) où un enseignement de la culture indienne est dispensé aussi bien à des indiens qu'à des étrangers.Son oeuvre littéraire la plus fameuse est L'offrande lyrique et il est l'auteur des paroles des hymnes nationaux de l’Inde et du Bangladesh. Il est le premier écrivain à recevoir le prix Nobel de littérature en 1913.
"Kali's song" par Tritta, un hommage à la déesse de la destruction kali :
Kali est la représentation la plus terrifiante du panthéon hindou. Elle a les yeux et la langue rouges et la peau noire. Lors de la bataille contre Raktabija, elle se servit de sa langue pour empêcher le sang du démon de tomber au sol. Mais cela l'empoisonna et elle devint folle. Elle dansa frénétiquement, excitée par la chair des cadavres sous ses pieds, mettant en péril l'équilibre du monde. Pour l'apaiser, Shiva se coucha sous ses pieds, ce qui arrêta la danse destructrice. Elle est représentée avec plusieurs bras, la langue pendante et le cou ceint d'une guirlande de crânes. Au début du siècle, une secte sanguinaire, les Thugs, pratiquait encore des sacrifices humains pour ses dévotions à la déesse sanguinaire.

Concert d'oiseaux:

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