Quelques nouvelles de la transpirante Kolkata!



Quartier de New Market : Lieux de toutes les contorsions, des marchandages et des épices ! :

Banlieues de Kolkata (c'est la campagne!): 


Adrien Roche, jeune réalisateur de documentaire, expatrié à Calcutta depuis quelques mois. Il m'aide pour les tournages. Muy sympatico!

Les découvertes se succèdent et les rencontres se mêlent, s’escortent et se nourrissent (tout le monde se connaît à Calcutta !) Il y a tout un réseau d’artistes contemporains, bien qu’il ne soit pas facile tout les jours pour eux de créer. Ils font, en général, partie de la classe moyenne supérieure. Il y a plusieurs travaux que j’espère pouvoir vous montrer très bientôt, notamment le travail de Kunal Sen, petit génie de l’animation.
Mes rencontres avec les danseurs sont toutes captivantes. Il y a bien sûr les danseurs de danses traditionnelles (kathak, bharatnatyam, Odissi, Manipuri) mais aussi des danseurs de Bollywood et de danse contemporaine.
Udallak Pal me parle de Bharatnatyam:


Autre démonstration et échange autour du Barhatnatyam avec Writtik Banerjee et son amie:

La danse contemporaine ici, comme je m’y attendais un peu, reste émergeante. J’ai, pour l’instant, rencontré un chorégraphe contemporain, Sudarshan Chakravorty, et sa troupe Sapphire creations danse workshop : http://www.narthaki.com/info/intervw/intrvw16.html

Je le rencontre chez lui dans le quartier de Salt Lake City (rien à voir avec les USA croyez-moi !!). Il a créé un studio de répétition sur son toit. Il a juste peint une délimitation au sol en rouge-ocre, fabriqué une structure métallique pour installer quelques spots de munière et pendu des tissus rouges.

L’endroit est magique malgré l’attaque assoiffée de moustiques gros comme mon pouce ! Ses danseurs arrivent et s'échauffent. Ils me montrent une ancienne création, datant d’une dizaine d’années, encore très empreinte de la danse traditionnelle indienne : postures très saccadés etc…
Puis Sudarshan leur demande d’improviser. Je me rend compte, alors, qu’ils se sont vraiment libérés des influences dites « classiques ». Ils osent les contacts, les portés, les étreintes, les courbes dans la colonne et le mouvement lié.

Sudarshan est très controversé ici. Beaucoup de personnes, très attachées aux esthétiques et aux symboles des danses traditionnelles sont révoltées par son travail: il travaille sur le contact, ose parler de sexe et d'homosexualité ! Sudarshan s’en fiche et maintient ses positions dans l’espoir d’éveiller quelques consciences. Sa prochaine création "s'attaque" au virus HIV.
Il fait également tout un travail avec les enfants de la rue, en particulier les enfants du trafic sexuel. La danse leur permet de renouer le contact avec des sensations, des émotions.
Il me dit que ce travail les aident à revaloriser leur corps qu’ils ne voyaient plus que comme un objet.

1 Comments:
Cécile !
J'ai finalement quelques minutes pour suivre tes découvertes...c'est inspirant ! De l'autre bout du monde, je te lève encore une fois mon verre...en attendant notre rencontre prochaine, avec Marie-Ève, au Mali !!! Fais gaffe aux moustiques !
Je t'embrasse,
Sabrina
Enregistrer un commentaire
<< Home